« Hôtes et Invités » : La première

 

Recevoir des amis autour d’une table est une mes plus grandes passions.
Alors quand je peux associer un apprentissage sur la dégustation du vin en retour, c’est vraiment le summum !

Lundi 22 mai j’ai eu la chance de recevoir Yoann Berlie, un des 2 associés de la Cave et Bar à Vin LA DOLIA à Castelnau-le-Lez, pour une séance personnalisée.
Il est venu accompagné de 3 jolies pépites.

De mon côté, j’ai préparé un repas pour lui faire découvrir les dernières trouvailles chez les commerçants de mon village et mes derniers essais culinaires.

Evidemment, des éléments du menu ont été préparés la veille. Certaines recettes demandant des temps de prise comme les desserts ou les marinades par exemple, et il est totalement impossible de les préparer le matin même… Aucune crainte, je vous les détaillerai !

Tout commence à 10 h quand Yoann débarque avec Champagne et vin blanc déjà frais et un vin rouge intriguant.
Le temps d’un café et nous voilà partis pour quelques achats chez un de mes maraîchers où il choisit un splendide pied de basilic :
« -Monsieur, quand vous le replanterez, penser à lui donner un peu plus d’espace et de l’arroser abondamment le matin.
-Chère Madame, il va être dégommé à midi pour un pesto ! »

Retour à Black Lake, ma planque, il est déjà 11h30 et le barbecue est en préparation par mon cher commis, Clyde.
A peine ai-je le temps d’orner le plan de travail de quelques couteaux et autres outils de cuisine, que le son majestueux d’un bouchon de Champagne claque derrière moi.
De fines bulles dansent dans mon verre et le sourire de Yoann prend des airs d’Italie.

La terrasse nous étant promise pour cette occasion, c’est avec joie que nous trinquons à l’apparition du soleil commençant à réchauffer nos cœurs.

Donc nous voilà face à un Champagne Duval-Leroy, Fleur de Champagne premier cru sur un assemblage majoritaire de Chardonnay et de Pinot Noir sublime que j’accompagne de mon côté de cuillères d’écrasé d’avocat assaisonné, surmonté d’œufs de truite d’un élevage français, d’une assiette de lard fin et d’une verrine de poivrons confits.
Une jolie association improbable.
J’ai la chance depuis ce moment-là de savoir reconnaitre, grâce aux conseils de Yoann, l’âge d’un vin blanc en regardant la couleur du « disque » luisant sur l’épaule de mon verre.
Je ne suis pas sûre d’être juste à chaque fois mais quelle merveille de retrouver autant de reflets.
Je suis convaincue depuis cette année que le champagne est à servir au début du repas. C’est un vin qui peut se révéler trop amère après avoir dégusté trop de choses différentes, les papilles seront brûlées et la finesse mise de côté. Un sacrilège !

Place au vin blanc ! C’est un Pouilly-Fuissé « en buland » de la famille REY. Un superbe Bourgogne d’une vigne exposée à un climat spécifique, à flanc abrupt de la roche. Très différent de ceux que j’ai pu goûter auparavant, même au travers d’autres Chardonnay. Un goût de trop peu ou de bouteille pas assez grande … voyez … A l’avenir, je pense avoir régulièrement le même genre dans ma cave.

Pendant cette deuxième dégustation, mon cher « Wine Boy Advisor » du jour débouche la troisième invitée de table.
Afin de laisser à cette nouvelle bouteille le temps de se préparer au plat, Yoann se place en cuisine pour son pesto improvisé avec les ingrédients du bord. Mais aucune crainte, un basilic frais est toujours une merveille à travailler et nous l’avons entamé sur un simple bout de pain grillé en attendant que les côtes de taureau et les steaks d’aubergines finissent leur course sur les flammes.

A table !
Pendant que les côtes dégagent leurs sucs sous cloche, nous changeons les verres (évidement, le mélange est interdit, je déteste ça ! ).
Je découvre une viande fabuleusement tendre et forte comme je l’aime, car oui, je connaissais mon invité et j’ai choisi une viande maturée sur les conseil du boucher « Au 2 Toros » situé 236 grand rue à Mauguio . Nous avons réussi à finir le petit 1,800 kg sans rechigner ainsi que les steaks d’aubergines marinées.
Pendant ce moment un peu trop carnivore pour certains d’entre vous, nous nous sommes délectés d’un étonnant breuvage, « La traversée » qui associe l’histoire de Gavin Crisfield, un Irlandais qui a traversé la mer d’Irlande puis la Manche afin de s’installer sur les Terrasses du Larzac sur moins de 5 hectares. Ce sommelier et œnologue vinifie chaque cépage (Cinsault, Carignan, Grenache et Syrah) séparément, sans levures ajoutées, dans des cuves en béton ovoïdes (en forme d’œuf) d’où la jolie étiquette.
J’ai adoré l’histoire et je compte lui rendre visite afin de découvrir ses jolies cuves.

Place au fromage.
Je n’ai que peu de mérite, j’ai joué la facilité en me rendant chez mon fromager préféré, « l’Instant Fromage », qui est toujours un moment attachant. J’adore rester au milieu de son laboratoire à respirer toutes ces odeurs lorsqu’il me sert. En expliquant le but de ma journée, je repars avec un assortiment merveilleux et bien diffèrent (n’hésitez pas à lui rendre visite, même pour un plateau d’apéritif dînatoire, ce ne sera que réussi !)
Pensez à toujours servir une salade un peu grasse du type feuille de chêne avec une bonne huile d’olive afin de ne pas altérer les goûts des fromages et du vin.
Pour ma part, j’ai triché ! Mon voisin cultive des romaines, je n’ai pas eu besoin de courir après.

Nous y voilà, le dessert.
J’ai depuis quelques mois l’habitude de réaliser des desserts girly, avec des fraises, des roses, de la chantilly et des fruits pétillants.
Bien que mon invité soit adepte de mes gâteaux depuis qu’il a découvert que l’on pouvait alléger les sucres pour laisser place au vrai goût des produits simples, je n’allais pas lui présenter quelque chose de trop féminin. Je vous assure que ce aurait été dommage pour lui.
Soit ! il est italien ? je vais réinventer le tiramisu version entremet ! (*peur)
Le but était d’avoir quelque chose de facile en bouche, non collant, que la vanille soit présente mais que le crémeux du mascarpone disparaisse pour laisser place à une mousse aérienne qui se tienne à la découpe et à la présentation dans l’assiette.
Je pense que mon accord était bon, mais faute de temps, je n’ai pas réalisé moi-même les biscuits cuillers et ce fut une erreur : Même les meilleurs du marché restent ceux du marché à mon sens. Je vous en parlerai dans un prochain article (comment réaliser vos bases).

C’était légèrement trop tard pour un café, je ne pouvais pas imaginer la fin de mon repas sans une aide à la digestion. Oui, je deviens adepte du rhum, ce délicat breuvage (à déguster avec modération tout de même).
J’en ai justement un dans mon bar qu’il m’a conseillé, un rhum de Panama, de chez Rum Nation. Ce beau brun de 18 ans est plutôt doux et frais. Je n’apprécie pas l’agressions en bouche comme dans l’estomac. Vous lui trouverez plus un léger sirop que de la puissance.

Quelle belle journée, des mois que nous en parlions « nous devons déjeuner ensemble ».

Conclusion : journée marathon sur le thème « houlala ».
Nous ne sommes pas des enfants de chœurs mais nous avons des cœurs d’enfants.

Je pense que les accords étaient présents et je remercie tout particulièrement mon invité pour ses conseils avisés. J’espère reproduire ce moment dès que l’occasion se présentera.

Pour réaliser ce repas, vous trouverez les liens nécessaires tout le long de la lecture de cet article.
Evidemment, prévoir de ne pas conduire après ce dîner. Installez des transats dans votre jardin et proposez une San Pellegrino citronnée à vos convives.

Si vous avez des accords mets ou vins, que ce soit un boucher, un fromager, un charcutier, un maraîcher, un éleveur, un vigneron, etc. ou que vous êtes vous-même l’un d’entre eux et que vous souhaitez faire découvrir votre histoire le temps d’un repas à partager, n’hésitez pas à me présenter votre projet par mail.
Je serais ravie de vous lire et pourquoi pas devenir votre hôte ou votre invitée d’un jour.

***Clyde, que cuisinons-nous ce soir ?

Galerie du jour :

2 réflexions sur “« Hôtes et Invités » : La première

  1. Mag Lesueur dit :

    Un blog relatif aux excitations des papilles ne donne envie d’être lu et suivi que s’il se singularise de ce qui est déjà publié de-ci de-là sur les réseaux sociaux. Cet article est une bulle de plaisir comme les premières évoquées lors de la dégustation du champagne Duval-Leroy. Je connais et apprécie les vins cités, mais mon attention me porte sur la cuisine qui accompagne; On sent la maîtrise de plats gouteux, conviviaux et possiblement à effectuer parr les néophytes des fourneaux. C’est bien une hédoniste qui partage ses belles sensations. Ce billet, malgré le travail et le sérieux à l’origine de sa rédaction demeure une pure friandise qui donne envie. Zou. Je tenterai la recette du Tiramisu pour un dîner entre amis.

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  2. Nathalie Bertrand dit :

    C’est de la magie qui se dégage quand on te lit ! Tous les sens sont en éveil et en fermant les yeux on déguste avec toi et tes invités toutes les merveilles gourmandes que tu sublimes avec autant de passion.

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