LES GENS

Les gens, c’est les autres, tous les autres, ceux qui nous entourent en foule et dont on sent bien qu’ils sont à la fois comme nous et quand même très différents puisqu’en les désignant ainsi on peut les juger sans se gêner.

C’est un drôle de mot, « Gens » …

Les Gens, les braves Gens, les biens heureux Gens dans leur anonymat individualiste, ne se rendent compte de rien.
Ils profitent de la vie sans s’apercevoir qu’ils empiètent sur celles des autres au point de foutre en l’air l’intérêt commun.
Les gens, d’ailleurs, n’ont rien de commun. Ils ont en eux une sorte d’énergie candide égoïste, ou aucune morale ne leur feraient comprendre leur individualisme.
Alors qu’en fait, ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c’est leur connerie, pas leurs différences.

Exceptés quelques cas pathologiques graves, les gens deviennent fous quand ils essaient d’échapper à la routine : Nous rencontrons tous ce phénomène depuis les réseaux sociaux.
Les Gens ont un besoin de communication mais ne voient pas qu’ils sont dans un sens unique incroyablement actif.
Nous avons l’impression que ce type de « Gens »  pullule de plus en plus et que la toile aggrave leur situation, qu’Internet et les écrans les abrutissent, alors qu’au final, ça ne rend pas les gens bêtes, mais contribue à ce que ça se remarque davantage.
Vous avez certainement dû remarquer que vous ne pouvez jamais changer leur opinion et pensent que vous êtes fou si vous parlez de choses qu’ils ne comprennent pas.
Autant les laisser faire ce qu’ils veulent, et puis, pour ne pas être déçu par les gens, il ne faut rien attendre d’eux.

C’est incroyable comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde autour d’eux, pire, de se connecter pour aller emmerder les pays voisins !
Que les gens sont absurdes !
Ils ne se servent jamais des libertés qu’ils possèdent, mais réclament celles qu’ils ne possèdent pas ; ils ont la liberté de penser, ils exigent la liberté de parole.

Les Gens sont fatigants.

Mais n’oublions pas que chaque être humain est unique, il a ses propres qualités, ses instincts, ses formes de plaisir.
Cependant la société impose une manière d’agir collective, et les gens ne cessent de se demander pourquoi ils doivent se comporter ainsi et peu importe le dialogue ou le monologue, les gens ne comprennent et ne saisissent que ce qui fait leur affaire.

Les gens me fatiguent.

Mais ils sont aussi notre famille.
Ceux-là ne nous veulent pas du mal, ils en sont incapables.
J’ai moi même subit un désaccord avec l’un des êtres les plus proches de ma vie, qui n’a aucune activité ni compte sur la grande toile de l’échange des réseaux sociaux.
Cette personne pensait à tord que, sur les réseaux, nous étalions forcément nos vies – nos vraies vies – et était convaincue que j’étalais par la même occasion la sienne.
Quelle engueulade les enfants !
En lui demandant de taper mon nom et prénom (le vrai hein !), qui n’a donné aucun résultat concluant sur un quelconque réseau social, ce « GENS » s’est aperçu qu’il était malgré lui inscrit sur une multitude de réseaux professionnels, et que, pire, sa maison est en photo sur la toile …
Ahhhhh la la … (mon dieu que j’ai ri – désolée Papa, je t’aime quand même).

Quoi que l’on dise, ou pas d’ailleurs, quoi que l’on fasse ou ou pas, quoi que l’on pense, quoi que l’on vive, ils sont là à épier la goutte qui sera tombée à côté du vase déjà trop plein.
Ils sont la trop vieille éponge dégueulasse au bord de l’évier, à absorber la moindre merde qui tombe et à la transformer en quelque chose de gluant à l’odeur nauséabonde qui en fera profiter vos proches.
Vous visualisez cette éponge ? Alors on peut commencer :
« Maiiiiis !!! Il ne faut pas écouter ce qu’ils disent » nous racontera n’importe quel ignare de notre situation personnelle, prêt à se plaindre des reproches de la sienne, dès le lendemain.

Ils sont là, partout, dans la rue à juger notre tenue vestimentaire quand nous marchons, à la caisse du supermarché à étudier ce que nous posons sur le tapis, la table d’à côté au restaurant, à faire un rapport entre notre physique et notre assiette.
Si vous me dites que vous n’écoutez JAMAIS les « Gens », je ne vous croirais pas une seule seconde, j’en rigole déjà.
Je n’ai jamais vu personne être ravis d’un reproche et ne JAAAAAMAIIIIS s’en plaindre ou en être touché.
Si si, pas la peine d’argumenter.

Bien plus difficile, il y a aussi ces Gens, qui vous demanderont un jour le rapport de santé de votre utérus encore inhabité, vous proposant de vous apprendre à l’utiliser (c’est tellement adorable).

Comment gérer cette tripotée de population aliénant notre esprit ?
Peut-être en ne gérant pas du tout, en abdiquant le principe de gagner face à un mur et en s’autorisant un peu de légèreté dans tout ce merdier.

Connaissez-vous le théorème du « Oui Oui » ? A prononcer en chantant bien-sur.
Le principe est de répondre – quoi qu’il arrive – « Oui Oui » à tous ces gens et peu importe la question ou la réflexion.
A force d’argumenter, se battre pour prouver que vous êtes qui vous êtes (des GENS biens – à peu près), vous vous égosillez à tâcher de faire entendre raison à un troupeau qui ne vit finalement que de reproches, de jugements, d’égoïsme ou de blagues puériles.
« Oui Oui » = Je t’emmerde et ça me fait du bien.
Alors :
« Oui Oui » = Je mange un hamburger et j’ai 10 kg de trop (« Je t’emmerde et ça me fait du bien »)
« Oui Oui » = Je suis au bar à vin pour la 3 ème fois cette semaine (« Je t’emmerde et ça me fait du bien »)
« Oui Oui » = Je m’habille comme je veux  (« Je t’emmerde et ça me fait du bien »)
« Oui Oui » = Tu as raison  (« Je t’emmerde et ça me fait du bien »)

Ne restons pas sur leurs jugements, ils cherchent à nous blesser et nous rabaisser, pour se créer eux-mêmes un podium, tel un coq dans une basse cours chantant les deux pieds dans sa propre fiente.

*Avant d’insulter les gens de fous, essayez de trouver quelqu’un de normal.

3 réflexions sur “LES GENS

    • Bonnie Parker dit :

      Merci Rachid et heureuse que tu ais pris du plaisir dans cette lecture.
      J’ai toujours apprécié écrire : il y a des mots qui ne sonnent pas aussi bien que l’impact visuel.
      N’hésites à faire un petit tour sur le blog, un ou deux articles devraient te plaire également.

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  1. Maury dit :

    Je suis comme toi ce ressenti cet article le jugement je l ai connu à mon divorce oh oui le oui oui à dit Non Non stop! Vivre pour soi s aimer et aimer sa vie avec les gens qui t apprécient pour toi ta vraie personne qui ne juge pas je pars du principe que le jugement est malsain signe de frustrations profondes de peurs de cette liberté de penser et d être.rejetee par mes parents je ne me suis jamais sentie aussi moi!vis de jambon cru!!!a jeudi car je viens😉😊steph😍et Felipe viendra peut être aussi j ai eu la chance de le revoir au jungle je m entoure que de gens bons et bon vivants et vivant sans être con 😂kiss

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